La taxe de séjour est l'une des lignes de facturation qui revient le plus souvent dans les questions des propriétaires de gîtes : combien facturer, à qui, comment l'indiquer sur la facture, et que faire en cas d'erreur. C'est un sujet technique mais pas compliqué une fois les principes posés. Voici ce qu'il faut savoir pour 2026.
Qui doit collecter la taxe de séjour
La taxe de séjour s'applique à tout hébergement touristique accueillant une clientèle de passage qui n'y élit pas domicile : meublés de tourisme classés ou non, gîtes, chambres d'hôtes. Elle ne concerne pas les locations longue durée (bail d'habitation classique, bail mobilité, bail étudiant).
En tant que propriétaire, c'est à vous de la collecter auprès de vos voyageurs au moment du séjour, puis de la reverser à votre collectivité selon le calendrier qu'elle impose (mensuel ou trimestriel selon les communes).
Comment se calcule le montant
Le mode de calcul diffère selon que votre gîte est classé ou non :
- Meublé classé (1 à 5 étoiles) : tarif forfaitaire par nuit et par personne assujettie, fixé selon le nombre d'étoiles. Plus le classement est élevé, plus le tarif plafond autorisé est élevé, mais ce montant reste fixe et prévisible quel que soit le prix de la nuitée.
- Meublé non classé : taxe proportionnelle comprise entre 1 % et 5 % du prix hors taxes de la nuitée par personne, dans la limite du tarif le plus élevé adopté par votre commune pour les hébergements de luxe non classés.
Concrètement, un meublé classé a souvent une taxe de séjour plus avantageuse pour vos voyageurs sur des nuitées chères, puisque le montant est forfaitaire et ne suit pas le prix. C'est un argument de plus en faveur du classement, en complément des avantages fiscaux sur l'abattement micro-BIC.
Qui paie, qui est exonéré
La taxe est due par chaque personne hébergée, sauf exonérations prévues par la loi ou par votre commune :
- Les mineurs sont exonérés dans tous les cas, sur l'ensemble du territoire.
- Les travailleurs saisonniers peuvent être exonérés selon les communes.
- Les hébergements d'urgence bénéficient également d'exonérations spécifiques.
Un point souvent mal compris : un enfant compte dans le calcul du prix de la nuitée par personne (pour le calcul proportionnel), mais ne paie pas lui-même la taxe puisqu'il en est exonéré.
Ce qui change en 2026
Les plafonds de taxe de séjour sont revalorisés chaque année selon l'indice des prix à la consommation hors tabac. Pour 2026, cette revalorisation est de 1,8 %, ce qui se traduit par une légère hausse des plafonds applicables par les communes par rapport à 2025.
Par ailleurs, le durcissement de la fiscalité des meublés non classés (abattement micro-BIC réduit) renforce l'intérêt du classement officiel, qui reste accessible pour un coût modéré tous les cinq ans et présente un effet combiné sur la taxe de séjour et sur votre imposition.
Comment éviter les erreurs sur votre facturation
- Vérifiez le barème exact de votre commune chaque année, les délibérations pouvant changer.
- Indiquez la taxe de séjour sur une ligne distincte de votre facture, jamais intégrée au prix de l'hébergement.
- Excluez systématiquement les mineurs du calcul, même s'ils comptent dans le nombre total d'occupants pour le prix par personne.
- Respectez le calendrier de déclaration de votre collectivité pour éviter les pénalités de retard.
- Automatisez le calcul plutôt que de le refaire à la main à chaque facture, pour éviter les erreurs cumulées sur l'année.
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Questions fréquentes
Cet article a une visée informative générale et ne remplace pas les textes officiels applicables à votre commune. Les barèmes précis sont fixés par délibération locale : vérifiez toujours le tarif en vigueur auprès de votre collectivité avant de facturer.